Publié par Manufacture des Merveilles dans Actualités le 28/05/2024 à 16:38
La constante présence des fées dans notre imaginaire doit beaucoup aux contes – les fameux contes de fées ! – dans lesquels ces créatures fantastiques apportent une magie bienveillante capable de dénouer les problèmes, de porter chance et de gratifier les humains d’un don spécial. Selon les sources, elles peuvent être aussi aimables que cruelles et ont même leur pendant masculin, beaucoup plus rare : les féetauds.
Faisons plus ample connaissance avec les fées…
Ce sont des êtres d’une discrétion absolue. « Aujourd’hui, elle ne se montrent plus guère, exceptionnellement, qu’entre deux battements de paupières », écrit à leur propos Édouard Brasey. Elles sont si discrètes que celui ou celle qui aurait la chance d’en apercevoir une n’en garderait qu’un souvenir confus et une sensation étrange.
Dans le folklore écossais, on distingue les gentilles fées (Seelie Court) et la méchante (Unseelie Court). Cette dernière est parfois taquine, parfois démoniaque, allant jusqu’à tuer ou voler les bébés pour les remplacer par des bébés-fées (changelings), qui ont un air vieux et ne sont pas très beaux. Pour se protéger des fées maléfiques, il suffirait de porter ses vêtements à l’envers.
On appelle les fées « Sidhe » en Irlande et en Écosse, « Vila » en Europe de l’Est, « Péri » en Perse ancienne et « Pixies » en Angleterre.
Certaines vivent dans le royaume de Féerie ou Faërie, d’autres dans les forêts, l’eau, les grottes ou les nuages. Elles peuvent être solitaires, en trio ou vivre en communauté, comme l’a précisé le poète irlandais William Butler Yeats.
Mais on les rencontre plus facilement dans nos rêves ou dans notre imagination, surtout celle des enfants.
Au tout début du XXe siècle, on a cru découvrir une cachette de fées dans la région du Yorkshire en Grande-Bretagne, avec cinq photographies à l’appui : malheureusement, ces « fées de Cottingley » n’étaient qu’un canular – les vraies fées sont ailleurs ! Elles seraient particulièrement attirées par les fleurs (clochettes, digitales, lilas, lis, pensées, pivoines, zinnias, pétunias et fleurs de verveine), les oiseaux et les papillons.
On appelle « cercle de fées » ou « anneau de fées » un petit groupe de champignons ou de fleurs qui poussent spontanément : c’est là qu’elles auraient dansé et chanté.
Rappelons que, dans la tradition populaire, il ne faut pas dire que l’on ne croit pas aux fées, sous peine d’en faire mourir une.
Dans le symbolisme, les Fées sont les gardiennes de la Nature. Dans son ouvrage Les Fées, Henri Durville indique joliment que « ce sont elles qui faisaient la toilette du Printemps ».
Dans les contes de fées, apparus vers les XVIIe et XVIIIe siècles, et à destination des adultes fréquentant les salons littéraires, elles sont couronnées et possèdent une baguette magique, matérialisant leurs pouvoirs.
La Fée a la capacité de prévoir les évènements futurs et d’influencer le destin. C’est d’ailleurs la racine étymologique de son nom : fatum, fata (le destin) ou fari (prophétiser), qui donnera le nom anglais fairy.
Lorsque la fée influence le destin pour protéger les humains, elle endosse le rôle de fée-marraine, notamment pour porter chance aux nouveaux nés en les pourvoyant de dons.
Elle choisit de s’occuper de certains humains et les aide de ses pouvoirs magiques.
Enfin, elle se charge parfois d’annoncer la mort des individus et les accompagne dans un autre monde.
En cela, les fées accomplissent les tâches des « fileuses du destin » : la première noue le fil de la vie des mortels, la deuxième dévide l’écheveau tout au long de l’existence, la troisième coupe le fil.
Vous aimez l’univers des fées ? Rendez-vous ici : https://manufacturedesmerveilles.fr/fees/
Sources :
Les Fées, Henri Durville
L’encyclopédie du Merveilleux, Édouard Brasey
La Bible des créatures mythiques, Brenda Rosen
Traité de Faërie, Ismaël Mérindol
Boutique créée par WiziShop